Paradoxe du secret et de la régression

par Aimé Agnel  Du même auteur

Par la régression, le moi entre en contact avec le « non-moi » de l’âme. Il y puise paradoxalement l’expérience de son individualité la plus intime. Il s’agit d’une expérience secrète, qui est pour Jung celle du soi, et qui demande à être circonscrite, fixée dans un temenos. Ainsi contenue et limitée, elle permet l’accès à une « position d’enfance » (symbolisée dans les rêves par les figures d’enfants divins), par quoi se vit la créativité du sujet et sa capacité de renouvellement. Dans la nouvelle de Colette, L’enfant malade, la grande fièvre qui soulève l’enfant et le confronte à des images autonomes qui ne sont plus celles de ses fantasmes, est un bon exemple de cette régression au sens jungien qui, « dépassant » la mère, atteint le monde originel des possibilités archétypiques.


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