Le rêve laissé à la nuit

par Micheline Dufour-Guerin  Du même auteur

La prise en compte des rêves dans le travail analytique peut rencontrer deux types d’écueils avec certains analysants présentant une vulnérabilité narcissique importante. Le premier est le refus d’avoir à faire avec ces objets intrusifs, énigmatiques, détenant un savoir ignoré du sujet lui-même. Dans ce cas, seul semble satisfaisant le récit de ce qui appartient au temps du moi conscient. Ce désir de maîtrise suscite également un deuxième écueil, l’attitude opposée qui amène à réifier l’inconscient par la voie de l’image. Dans les deux cas, on souhaite évacuer l’autonomie de ce non-moi inconnu. Symptôme nécessaire jusqu’à ce que, grâce aux effets thérapeutiques du travail centré sur la vie quotidienne et sur ce qu’il peut révéler des zones inconscientes, émerge une nouvelle forme du moi qui lui permet de faire face à l’autre en lui.


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