Haber mulier animam ? Genèse du concept d’animus. Le Séminaire de 1925

par Monique Salzmann  Du même auteur

L’amalgame que Jung fait, dès 1925, entre « âme » et « anima » entretient jusqu’à maintenant une ambiguïté lourde de conséquences pour la clinique et pour la théorisation du masculin et du féminin. On apprend aussi que c’est à l’intégration qu’il a faite de la pensée « imaginative » de Miss Miller ­ qu’il qualifie injustement de femme malade ­ que Jung doit la qualité particulière de sa relation à l’inconscient, donc de sa créativité et de son œuvre à venir. Ce qu’il dit de l’anima comme support de la fonction inférieure permet, en l’étendant au concept d’animus, de parler « d’animus sentiment » chez une femme de type pensée, et de mieux comprendre les raisons « typologiques » qui ont poussé Jung à dévaloriser l’animus.


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