C.G. Jung et la Société Internationale de Psychothérapie

par Etienne Perrot  Du même auteur

Étienne Perrot évoque les efforts déployés par Jung de 1933 à 1940 et les obstacles contournés pour éviter l’alignement de la Société médicale générale de psychothérapie à l’idéologie nazie. Son objectif majeur fut de préserver la psychothérapie, alors en plein essor en Allemagne. Conscient des malentendus auxquels il s’exposait en pactisant avec le pouvoir politique, Jung n’eut de cesse d’éliminer l’ingérence nazie et ce, en affirmant vigoureusement la vocation internationale et scientifique de la Société et de sa revue, le Zentralblatt für Psychotherapie und ihre Grenzgebiete, dont il était l’éditeur. L’auteur met en évidence la lucidité constante de Jung quant au « délire collectif » auquel l’Allemagne était en proie. Ses prises de position de plus en plus nettes s’exprimèrent dans l’article de 1936, « Wotan », véritable cri d’alarme et analyse psychiatrique du nazisme.


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