La fin d’une amitié captivante

par Flore Delapalme  Du même auteur

Résumé

La mort de La Boétie, vécue comme un arrachement par Montaigne au point qu’il ne se sentait plus vivre qu’à demi, lui a cependant été salutaire. La disparition de son ami lui donne toute latitude pour se mettre à son œuvre et faire retour sur lui-même. Tandis que le travail d’écriture le recentre, Montaigne se dégage du mélange d’âmes qui l’unissait à La Boétie et récupère la part de lui qu’il lui semblait avoir perdue depuis que son ami n’était plus. Rien moins que sa moitié. Désormais, tout en haut de sa tour, Montaigne vit en bonne compagnie, on l’entend parler à quelqu’un. Il s’entretient avec son âme.

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