Dire adieu à la maison de l’enfance

par Sophie Carquain  Du même auteur

Premières lignes

Il y a un an, ma mère est morte. Morte. J’ai mis un an à enfin pouvoir prononcer ce mot qui sonne comme le gong de fin - le coup de ciseau de la Parque. Je préférais « disparue », comme si elle avait été emportée par le fog londonien – ou « éteinte », comme une flamme qui s’essouffle.

Notre cerveau n’est pas armé pour concevoir (…)