Extrait du Liber Primus, fol. III, cap. IV

par Carl Gustav Jung  Du même auteur

Premières lignes

Sixième nuit. Mon âme me conduit dans le désert, dans le désert de mon propre Soi. Je ne pensais pas que mon Soi était un désert, un désert aride, brûlant, poussiéreux et sans boisson aucune. Le voyage me conduit à travers du sable brûlant, mes pieds s’enfoncent, j’avance lentement, sans but visible, l’espoir est mon seul compas. Comme cette contrée désertique est horrifiante. (…)