La Grande Fièvre Image et imagination créatrice

par Aimé Agnel  Du même auteur

Résumé

Dans sa nouvelle, « L’Enfant malade », Colette oppose deux types d’images. Celles, répétitives et manipulables, des rêveries aériennes de l’enfant paralysé, et celles, impersonnelles et créatrices, de la Grande Fièvre qui se saisit de lui et lui redonne l’usage de ses jambes. On trouve, chez Winnicott, cette même distinction entre l’activité fantasmatique qui « paralyse l’action » et « ne participe ni au rêve, ni à la vie », et l’imagination qui, elle, « est en relation avec le rêve et la réalité ». Jung, quant à lui, souligne l’autonomie des images venues de l’inconscient à travers les rêves, qui représentent, selon lui, « la réalité intérieure telle qu’elle est, non pas telle que je la suppose ou la désire ». La question qui se pose dans toute analyse est donc : comment se confronter à un inconscient qui « n’est pas seulement telle ou telle chose, mais l’inconnu qui nous affecte immédiatement » ’

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