États de grâce : les moments Eurêka et la reconnaissance du savoir non-pensé

par Catherine Crowthe  Du même auteur

      Martin Schmidt  Du même auteur

      Anne Dattler  Du même auteur

Résumé

Cet article traite des états de grâce dans l’analyse. Ceux-ci comprennent un ensemble de phénomènes qui ont en commun l’expérience de quelque chose de reçu ou de révélé plutôt que produit par le moi. Ces événements semblent se produire par hasard plutôt qu’être volontairement produits. Ils suscitent une profonde impression de transformation dans la tonalité de sentiment. La qualité relationnelle de la dyade analytique s’en trouve également enrichie. Certains de ces phénomènes ont été qualifiés d’expériences du soi, synchronicités, moments de rencontre, savoir non-pensé et moments Eurêka. Ce sont des expériences de prise de conscience soudaine, dont émerge une image ou une idée significative qui débouche sur un changement de direction spectaculaire dans l’analyse et une sortie de l’impasse. Les auteurs sont nombreux à décrire ces phénomènes, mais il nous semble qu’une approche jungienne fournit un canevas sur lequel l’ensemble de ces fils peuvent être tissés. Jung nous éclaire beaucoup avec son concept de fonction transcendante et sa compréhension du don de grâce. Nous examinons aussi les conditions favorables à l’expérience de la grâce et la manière dont celles-ci alimentent notre pratique analytique.

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