Quand les rêves sauvent la vie par le sens

par Csilla Kemenczei  Du même auteur

Ophélie, une femme d’une soixantaine d’années, figée dans l’image de la jeunesse éternelle pour garder l’amour de son père, restait enfermée dans une sorte de mort invisible où elle vivait une fausse vie, une vie de fantôme. Elle était comme une femme en plastique, arrêtée dans son évolution à un stade œdipien. Une mort véritable, celle de son mari, est venue la délivrer de l’adolescente puérile qui agissait en elle – elle a commencé à vieillir de manière accélérée – ce qui, dans le même temps, venait la mettre en danger d’être engloutie dans cette mort. Grâce au travail sur ses rêves, la régénération s’est produite dans le cœur, par la déchirure de la poitrine d’un homme oiseau, figure de père cosmique. Elle a pu alors renaître sous la forme d’une très belle vieille femme ridée.



Mots-clés