Jung vu par Winnicott : destruction, créativité et inconscient non refoulé

par William Meredith-Owen  Du même auteur

Résumé

Cet article analyse la critique de Jung par Winnicott, principalement contenue dans son compte-rendu de l’ouvrage de Jung, Ma vie, Souvenirs, rêves, pensées. Winnicott y affirme que l’apport créatif de Jung à l’analyse fut entravé par son échec à intégrer ses « pulsions de destruction primaire » résultant d’une inadéquation du contenant précoce. Bien que le diagnostic de Winnicott mette en lumière l’ombre de Jung, essentiellement ses réticences vis-à-vis de l’inconscient freudien, William Meredith-Owen soutient qu’il ne parvient pas à évaluer la portée du contenant compensatoire découvert par Jung dans l’inconscient collectif. Ce lien énigmatique entre destruction et créativité – si essentiel chez le dernier Winnicott – est éclairé par la bi-logique de Matte Blanco et, au-delà, exploré en lien avec l’œuvre de William Blake. L’équation personnelle de Winnicott, à travers son rêve de destruction inspiré par Jung, rêve à l’origine d’un « mal de tête à fendre le crâne » et précédemment analysé par Morey et Sedgwick, est ici étudiée avec une attention particulière.



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