Donner la parole à Écho

par Martine Sandor-Buthaud  Du même auteur

Résumé

Cet article explore la problématique narcissique à partir de la figure d’Écho et d’illustrations cliniques. Écho renvoie à l’absence primaire d’écho chez la mère, l’absence de ce que Didier Anzieu appelle un « miroir sonore ». Le récit d’Ovide racontant comment Écho a perdu la parole est interprété ici avec les idées de Racamier sur l’incestuel. À l’absence maternelle s’ajoute alors le lien/ligature où l’enfant sert de bouche-trou au narcissisme de l’un ou des deux parents et l’absence de tiers. Enfin, Écho renvoie à une problématique du féminin, chez la femme comme chez l’homme. Chez Écho au lieu de creux on trouve une béance, souvent bouchée par une position phallique défensive, par une superbe et/ou par du masochisme ou du sadisme. La descente dans cette béance du « féminin mélancolique » est vue comme nécessaire au dégagement d’un féminin différencié et ouvert.



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