De l’emprise au « lâcher-prise »

par Lisbeth von Benedek  Du même auteur

Résumé

Dans les cas où les archétypes organisateurs n’ont pas été médiatisés par une expérience parentale suffisamment bonne, le corps pulsionnel n’est pas nourri par l’éros et reste déconnecté de l’énergie organisatrice du soi ; de ce fait, un travail analytique peut se heurter, chemin faisant, aux forces destructrices de la Grande Mère. L’auteur illustre la sortie du maternel archaïque avec le cas clinique d’une jeune femme qui n’a pu s’arracher du mortifère qu’au prix d’un sacrifice corporel : la régression jusqu’à la matrice psychosomatique se jouait au sein de la relation transférentielle, ancrée dans l’éros. Cette offrande, à la fois concrète et symbolique, a exigé un travail corporel et un renoncement à un idéal imaginaire, tant chez l’analyste que chez l’analysante. Ce processus a fait émerger sa créativité.



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