Un regard qui trompe l’ennui « Fenêtre sur cour » d’Alfred Hitchcock

par Aimé Agnel  Du même auteur

Résumé

Immobilisé sur une chaise roulante après un accident, le photographe L.B. Jefferies, dit Jeff, s’ennuie (James Stewart dans Fenêtre sur cour d’Alfred Hitchcock). Par sa fenêtre qui donne sur la cour, il regarde vivre ses voisins et découvre qu’un homme a tué sa femme et a fait disparaître le corps. Le film est analysé comme métaphore de l’intégration de l’ombre personnelle d’abord projetée sur autrui. En se rapprochant de sa propre ombre, le sujet s’introvertit ; il peut se relier à l’anima et la reconnaître comme son meilleur guide. Dans le film, par cette confiance en l’anima et l’acceptation de son autonomie, Jeff accède à la dépendance amoureuse dont il se défendait par crainte qu’elle soit une limite à sa liberté.



Mots-clés