Le « livre de Madame Jaffé » Ma vie de C.G. Jung : remémoration, légitimation, monumentalisation

par Christine Maillard  Du même auteur

Résumé

Le récit de vie, tel qu’il se présente dans la tradition, apparaît soit comme un discours de dévoilement, soit comme un discours de mystification : le sujet autobiographique se libère du passé en lui donnant forme et contour, et en masquant plus ou moins délibérément, parfois par simple omission, ce qui apparaît comme ne pouvant être assumé. L’article propose une lecture du récit de vie de Jung (Ma vie, 1961) en privilégiant la question des finalités et de l’intentionnalité de l’écriture, celles du sujet autobiographique Jung mêlées à celles de la rédactrice Aniéla Jaffé, intentionnalité complexe, voire contradictoire, qui vise à la fois la légitimation et la justification, et l’expression la plus radicale des thèses de l’œuvre de Jung.



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