Cahiers jungiens de psychanalyse

n° 47 ~ 1985 : Les chemins de la régression I


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GUY-GILLET Geneviève : Le chemin de l'écrevisse ou la régression en questions

Mots-Clefs : Écrevisse, Jung C.G., Régression

À partir du « Rêve de l’écrevisse » rapporté par Jung, l’auteur montre que la régression est désormais considérée comme l’épreuve incontournable de toute analyse. Les Métamorphoses et symboles de la libido la présente comme une énergétique de l’introversion qui comporte une double possibilité de mouvement : vers l’inconscience ou vers l’individuation. Le processus de la régression, qui peut se présenter sous diverses formes, met en jeu le sens et le non-sens, la valeur et la non-valeur, et il s’agit pour l’analyste, sollicité au plus profond de lui-même, de choisir le mode d’accompagnement le plus adéquat.

LYARD Denyse : Rémi : les avatards d'une régression

Mots-Clefs : Archétype, Enfant, Moi, Régression

Ce cas déjà exposé (Cahier n° 7) illustre le propos de Jung sur la nécessité, mais aussi le danger de la régression, qui est une possibilité à la fois de renouvellement et de destruction. Cet article montre que, chez l’enfant, la régression n’est jamais une problématique exclusivement intra-psychique, mais que son évolution dépend de trois ordres de facteurs : ceux liés à la constitution du champ archétypique constellé, ceux relevant de la capacité du moi à intégrer des éléments dangereux, enfin ceux liés aux interventions de l’analyste.

DOLORD-KACIREK Suzanne : Aux origines de la théorie jungienne de la régression

Mots-Clefs : Activité symbolique, Jung C.G., Régression, Symbole, Symbolisation

Le concept de régression sert à Jung pour saisir le ressort même d’une dynamique thérapeutique. Il s’agit d’opérer une réélaboration symbolique des matériaux infantiles pour les resituer dans une liaison de sens avec la situation conflictuelle actuelle, cette épreuve de réalité étant l’alpha et l’oméga d’une analyse. Dans ce sens, régresser est aller à la rencontre de ces possibles puissances afin d’inaugurer la démarche thérapeutique. Ainsi nous pouvons dire que si c’est la dynamique archétypique qui fournit les moyens à la création du symbole vivant, les déclencheurs en sont l’instabilité pulsionnelle et la permanence du manque.

SAMUELS Andrew : Les écoles post-jungiennes de psychologie analytique

Mots-Clefs : Autoanalyse, Écoles analytiques, Jung C.G., Moi

Dans cet article l’auteur décrit Jung comme le fondateur conscient d’une discipline et analyse l’évolution de la psychologie analytique en différentes écoles. Il émet l’hypothèse que les différences entre écoles ne sont pas seulement intéressantes en elles-mêmes, mais servent également à définir la psychologie analytique en tant que discipline à part entière, prenant comme exemple le thème du moi. L’ensemble de l’article se réfère à l’auto-analyse professionnelle de l’analyste.