Cahiers jungiens de psychanalyse

n° 13 ~ 1977 : Images 1

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HUMBERT Elie G. : L'imagination active d'après C.G. Jung

Mots-Clefs : Betrachten, Confrontation, Image, Imagination active, Jung C.G., Troisième terme

L’imagination active est une méthode pour amener au conscient des contenus inconscients. C’est une confrontation, qui requiert mise en forme et recherche du sens et d’où émerge un troisième terme. À partir de quelques exemples, l’auteur met en lumière les caractères de l’imagination active, à savoir : amener les affects et les fantasmes à prendre forme, traiter l’image comme la réalité dans laquelle le sujet doit s’engager tout entier, ne pas chercher d’autre référence que celle de l’écho émotionnel de la décision possible. Cette technique permet parfois le déblocage du cours d’une analyse, ou simplement l’autorégulation du psychisme. Elle s’articule autour du « betrachten » (considérer) et n’est pas sans ouvrir sur des interrogations.

LOUPIAC A. : Imagos : Qui est fait mère…, père…, sœurs …, frères…, sujet…?

Mots-Clefs : Frère, Freud S., Imagos, Jung C.G., Lacan J., Mère, Père, Sœur, Sujet

Le concept d’imago est à la jonction de nombreuses dimensions : du réel, de l’imaginaire et du symbolique, du rêve et de la réalité. À travers les conceptions de Jung, Freud et Lacan, l’auteur met en lumière l’inconscient, scène des imagos, et la position du sujet qui tente de sortir de la répétition pour entrer dans le devenir. L’imago est cette texture particulière de signifiants qui vient à la convergence des différents discours ­ groupal, familial, parental ­ qui enserrent, dans leurs énoncés, le sujet dont l’avènement comme « sujet de l’énonciation » est l’enjeu du processus analytique.

ROGE E. : La correspondance Freud-Jung

Mots-Clefs : Auto-érotisme, Correspondance, Freud S., Jung C.G., Libido

L’auteur analyse la Correspondance (1906-1909) entre Jung, le psychopathologue et Freud, le névropathologue. Il souligne l’ambivalence qui se développe autour des termes « autoérotisme » et « libido », puis montre qu’avec un égal respect de la clinique, l’un et l’autre fournissent, par le développement de la théorie analytique, la phénoménologie, voire l’épistémologie du fait psychiatrique. À travers leurs personnalités différentes, leurs points de vue s’opposent, mais aussi se complètent (psychologie de l’objet ou du sujet) et leur rupture s’amorce.