Cahiers jungiens de psychanalyse
n° 5 ~ 1975 : Inceste 2
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HUMBERT Elie G., GUY-GILLET Geneviève : Inceste et ouroboros
Mots-Clefs : Inceste, Ouroboros
L’ouroboros constitue la meilleure figure de la nature première de l’énergie psychique. Au-delà de la linéarité du conscient, il rend compte de multiples processus psychiques. Il donne lieu ici à une brève analyse du conflit comme oscillation entre les opposés, dénoué par l’apparition d’un troisième terme. Par ailleurs, l’ouroboros prête sa figure à l’inceste, comme système clos, cependant porteur de la dynamique qui le relie au tiers exclu. Le deuxième volet de l’article se compose d’une étude clinique illustrée par une série de dessins d’ouroboros, jalons d’une transformation.
SOLIÉ Pierre : Inceste et transgression (II)
Mots-Clefs : dipe, Alchimie, Désir, Gnose, Inceste, Sade (m. de), Transgression
Dans cette seconde partie (cf. numéro 4), l’auteur aborde l’inceste dans l’univers littéraire du marquis de Sade, dans l’univers mythologique d’Œdipe, ainsi que dans la Gnose et l’Alchimie.
TEBOUL Georges, Collectif : D'un inceste thérapeutique
Mots-Clefs : Inceste, Mère, Symbolique
Thérapie de six mois, dans laquelle la rencontre par une femme d’un thérapeute-homme prenant d’emblée et massivement la place d’un père, permet au moi de la patiente d’émerger de l’inconscience où le tenait enfermé un « pseudo-inceste » (relation sexuelle avec un très jeune beau-père) condamné par l’interdit d’une mère négative qui l’avait mise hors-la-loi. C’est l’inceste structural, rendu possible par le transfert positif avec son thérapeute, qui permit à la patiente de trouver une issue hors du ventre maternel et d’accéder, sans crainte du masculin, à une relation heureuse avec un homme.
GAILLARD Christian : De l'ambiguité au paradoxe, ou l'inceste dans la « Psychologie du Transfert »
Mots-Clefs : Ambiguité, Devenir, Inceste, Jung C.G., Mouvement, Paradoxe, Regard, Sacrifice, Tension des contraires, Transfert
À travers la lecture de La Psychologie du transfert, l’auteur dégage l’intelligence jungienne de la question de l’inceste qui, en tant que contenu spécifique du transfert, apparaît entre assimilation et projection, comme solution critique de la tension des contraires. Dans une première partie, il montre que l’ambiguïté est le versant phénoménologique de la tension des contraires, que le trouble en est l’effet, ainsi que le paradoxe. La seconde partie reprend les images du Rosarium, et met en évidence que si l’inceste apparaît bien comme un essai de réunion des contraires, c’est dans le sens de l’ombre, et du côté du corps ; dans un mouvement de régression, et par l’inscription dans le réel des choses. En troisième partie, l’auteur reprend les points précédents, en dégageant cette fois le nécessaire sacrifice par lequel le moi se décentre pour prendre position dans le devenir.